Les recruteurs, les entreprises et les équipes d'accès posent souvent les mêmes questions. Voici les réponses honnêtes.
Qu'est-ce que l'accès au marché dans les affaires médicales ?
Le versant médical d'une décision de prise en charge : établir qui sont les patients, comment ils arrivent au diagnostic, ce que la thérapie change, et ce que le système doit avoir en place pour les traiter. Ce n'est pas du conseil aux payeurs et ce n'est pas de la négociation tarifaire. C'est le travail qui donne à une équipe d'accès une base clinique défendable et qui prépare les centres à traiter.
Travaillez-vous le prix et le remboursement ?
Je travaille la partie médicale : population, besoin non couvert, bénéfice clinique, positionnement dans le parcours de soins, données de vie réelle. Le prix et les conditions de remboursement se négocient par d'autres fonctions, avec ces éléments comme base. Sur les médicaments orphelins, la demande faite à une fonction médicale est précise : démontrer la gravité de la maladie, la taille réelle de la population et ce que la thérapie change pour elle.
Quel travail avez-vous fait sur la mucoviscidose ?
C'est le programme d'accès le plus complet de mon parcours. La thérapie est mutation-spécifique, donc tout commençait par le diagnostic : filières fragmentées, accès limité au séquençage, faible connaissance de la maladie. J'ai travaillé l'éducation médicale au niveau local et régional, les partenariats avec les laboratoires, les circuits d'identification des patients et les discussions avec les gouvernements. Résultat : une couverture publique et plus de trois cents patients sous traitement en douze mois.
Et à Oman, sur la porphyrie hépatique aiguë ?
Au départ, les données IQVIA ne recensaient aucun cas reconnu et il n'existait pas de circuit de diagnostic. J'ai fait le travail de terrain pour comprendre où le diagnostic échouait, formé plus de trente médecins et mené une campagne d'information avec une patiente. Le premier diagnostic officiel du pays a été posé par un endocrinologue qui ne traitait pas cette maladie, ce qui est la réalité de la détection des maladies rares. L'autorisation nationale a suivi en six mois.
Comment abordez-vous les données de vie réelle ?
Comme la partie de la preuve qui parle du système où le patient est traité. Registres post-lancement, données de parcours, délais de diagnostic, suivi des patients traités : ce sont ces éléments qui répondent aux questions posées après une décision de prise en charge. Je les traite avec la même rigueur que les données d'essai, y compris quand ils ne vont pas dans le sens attendu.
Travaillez-vous avec les autorités de santé et les payeurs ?
Oui, dans le cadre du mandat médical : dossiers thérapeutiques, présentation des données, réponses aux questions cliniques, et préparation des équipes qui portent la discussion. Je l'ai fait comme interlocuteur médical de porteurs de produits et de partenaires de distribution, sur six marchés du Golfe. Ce n'est pas un rôle de négociateur : c'est un rôle de preuve et de parcours de soins.
Quelle est votre expérience en maladies rares ?
C'est le cœur du parcours : déficit congénital en leptine, porphyrie hépatique aiguë, mucoviscidose, drépanocytose, dystrophie musculaire de Duchenne, amyloidose hATTR, hyperoxalurie primitive, néphropathie à IgA, déficit en ADA et leucodystrophie métachromatique, sur un portefeuille de plus de vingt produits orphelins et de spécialité, en hématologie, en métabolisme, en néphrologie et en neurologie. Les maladies rares ont leur propre logique d'accès : population étroite, parcours d'orientation décisif, données minces au moment de la décision.
Sur quels marchés êtes-vous disponible ?
Le Golfe, où je vis et travaille depuis 2018, avec les six marchés couverts : Émirats arabes unis, Arabie saoudite, Qatar, Koweït, Bahreïn et Oman. Je détiens le droit de travailler en France et en Italie, et je suis ouvert à des postes sur ces deux marchés comme à des postes basés dans le Golfe pour des entreprises européennes. Mon arabe est ma langue maternelle, mon anglais est de niveau C1, et je lis les documents réglementaires en français.
Comment commencer ?
Envoyez-moi un message avec la maladie, le marché et l'échéance. Si c'est une question d'accès ou de preuve, je vous dirai en une réponse ce que je ferais en premier et ce que cela suppose. Si c'est un poste, LinkedIn contient le parcours complet et les éléments qui l'étayent. Je réponds depuis ma propre adresse, et vos informations restent chez moi.